AGRI-ACTION: Une première pierre posée(Partie I)

En Afrique, il devient fréquent d’entendre que l’agriculture est un secteur capable de fournir de nombreuses opportunités d’emploi aux jeunes. Ce discours porté par les États et agences de développement s’intensifie de jour en jour. Ce constat pousse le gouvernement du Sénégal, à l’instar d’autres en Afrique, à se lancer dans la promotion de l’entrepreneuriat agricole. L’ambition est de créer des opportunités d’emploi pour les jeunes. Mais ce dynamisme souffre de la faiblesse de l’offre informationnelle capable de propulser la « volonté d’entreprendre » de cette couche majoritaire de la population.

 

Cette réalité est d’autant plus forte que sa persistance n’arrange en aucun cas les populations – déjà sujettes à l’insécurité alimentaire. Face à ce tableau, l’organisation Yeesal Agrihub a décidé de faciliter l’accès à l’information agricole pour les jeunes dans les zones urbaines et de favoriser leur engagement dans l’entrepreneuriat agricole. De nombreux chercheurs travaillent déjà sur la question. Dans le cadre de la mise en œuvre de son projet « Agripreneur en Action », l’initiative « AgriAction » veut mieux valoriser les innovations issues de la recherche scientifique à l’endroit des jeunes – potentiels chefs d’entreprises. Pour ce faire, Yeesal AgriHub a prévu, entre autre, l’organisation de deux rencontres entre de jeunes entrepreneurs et des chercheurs pour échanger sur les possibilités de valorisation des résultats de la recherche de ces derniers au profit de l’entrepreneuriat.

 

En voulant rapprocher ces deux secteurs – recherche et entrepreneuriat – un premier workshop s’est tenu ce 02 Juin 2018. Il a été question de passer une matinée de discussion conviviale  de partage d’expériences et attentes où les parties prenantes se sont evertuer à présenter des idées novatrices sur le sujet afin de concevoir ensemble des actions de sensibilisation pertinentes pour la réduction de l’insécurité alimentaire et la promotion de l’entrepreneuriat agricole chez les jeunes. L’enjeu a été d’essayer de faire ressortir les produits locaux à promouvoir et les opportunités de partenariat pouvant encourager la prise d’initiative entrepreneuriale des jeunes au nom de la nécessité  pour AgriAction d’assister la population face au défi de la sous-alimentation ou de la malnutrition.

Storify I: Conférence internationale sur le Sorgho au 21ème siècle – Cap Town

Nous vous offrons cette revue quotidienne sur la couverture twitter de cet évènement qui se déroule en Afrique du sud où nos jeunes chercheurs sénégalais seront fortement représentés.

« En tant que cinquième céréale majeure du monde, le sorgho sert de culture de base à des millions de personnes dans les climats les plus rudes tout en offrant d’innombrables opportunités dans le domaine des biocarburants, du développement de produits alimentaires et de la nutrition animale. Dans un monde où la population augmente et les changements climatiques s’accumulent, le sorgho joue un rôle clé à la fois dans la sécurité alimentaire et dans les économies du monde entier.

Au cours de la dernière décennie, des changements majeurs ont affecté l’économie mondiale du sorgho: le génome du sorgho a été cartographié, le phénotypage à haut débit est devenu un sujet de recherche prioritaire et l’utilisation du sorgho comme aliment, source d’énergie continue d’évoluer. et la nourriture humaine. Beaucoup de ces développements sont alimentés par un nouvel intérêt des pays à revenu élevé dans les sources alternatives de nourriture et d’énergie, ainsi que l’importance calorique continue pour les pauvres du monde face à l’explosion des populations humaines et au changement climatique. Dans le même temps, la structure des échanges a changé, les pressions exercées par les ravageurs ont évolué et de nouveaux records de production ont été enregistrés dans les zones arides. »  Timothy J. Dalton, Directeur, Feed the Future Laboratoire d’innovation pour la recherche collaborative sur le sorgho et le millet

 

Agripreneur en Action: sélection des participants au projet

Souhaitez-vous vous lancer dans l’entrepreneuriat agricole ou avez-vous déjà un projet dans ce domaine? Êtes-vous un/une jeunes diplômé(e)/étudiant(e) en agriculture (au sens large)  ou un/une jeunes s’activant dans l’agriculture de manière informelle entre 18 et 35 ans?

Yeesal Agri Hub lance un nouveau projet et cherche des jeunes passionné(e)s (15 hommes et 15 femmes) dans l’entrepreneuriat agricole à Thiès et Dakar!

Contexte du Projet

Depuis plusieurs années le problème de l’emploi des jeunes est devenu une des priorités des gouvernements en Afrique. Avec une population de jeunes estimée à environ 265 millions soit 15% de la population mondiale, l’Afrique en général et surtout l’Afrique Subsaharienne continue d’être dans le bas du classement des régions pauvres en 2016.

Pour contourner ce problème, Yeesal Agri Hub, en partenariat avec Concree et soutenu par OSIWA (Open Society Initiative for West Africa), lance « Agripreneur en Action! », un nouveau projet qui privilégie la diffusion de l’information agricole et la formation comme deux éléments clés qui peuvent stimuler l’implication des jeunes dans l’agriculture.

Activités pour les jeunes

Le projet prévoit d’impliquer 30 jeunes venant de Thiès et Dakar qui feront partie du projet pendant toute sa durée (1 an), et qui prévoit différentes activités tels que:

– la participation à des focus groups pour comprendre les besoin d’accès à l’information pour les jeunes qui veulent se lancer dans l’entrepreneuriat agricole. Les résultats de ces rencontres  contribueront au développement d’un outil numérique qui sera disponible gratuitement aux jeunes et qui permettra la diffusion de l’information sur l’entrepreneuriat agricole au Sénégal;   

– la participation à des rencontres avec des chercheurs pour présenter les résultats de cet étude et mettre en relation les entrepreneurs avec les chercheurs pour discuter sur les possibilités de valorisation des résultats des chercheurs pour les entrepreneurs agricoles;

– bénéficier d’une formation intensive gratuite en entrepreneuriat agricole de quatre jours avec des modules sur le techniques de production agroécologiques, business model pour la chaîne de valeur et solutions TIC pour l’agriculture.  

Toute les dépenses pour réaliser les focus groups, les rencontres et les formations seront couvertes par le projet (déplacements, repas et hébergements prévus).

Requis pour la prise en compte de la demande: remplir le formulaire ci-dessous et envoyer le CV à yeesalagrihub@gmail.com et  diopadou2012@yahoo.com en CC, avec en objet DEMANDE DE PARTICIPATION A AGRIPRENEURS EN ACTION.

Explorer le potentiel des TIC pour des chaînes de valeur agricoles compétitives

Comment l’Afrique sera-t-elle capable de nourrir les 2 milliards de personnes qu’elle comptera en 2050 en comptant sur la capacité des jeunes entrepreneurs agricoles ? C’est la grande interrogation sur laquelle se sont penchés les participants à l’atelier sur l’entreprenariat agricole de cette deuxième cohorte de la Semaine de l’entreprenariat agricole.  

Pour l’animateur de l’atelier sur l’entreprenariat agricole, M. Toffène Dione, le potentiel agricole de l’Afrique est encore peu exploité et il faudra nécessairement, pour relever ce défi, que plus d’entrepreneurs africains investissent dans ce secteur en y apportant leur esprit d’innovation. C’est ce dont a fait montre Abdoulaye Kandji, un jeune entrepreneur présenté par le formateur. Ce jeune agronome travaillant comme assistant technique au sein de la coopération japonaise (JICA) a conçu un nouvel équipement pour les riziculteurs. Généralement, les houes sine utilisés par les producteurs de riz pluvial ne permettent pas un désherbage sans tuer les plantules, explique Abdoulaye Kandji, concepteur de cet outil. Face à ce problème, les producteurs utilisent un grand écartement ce qui réduit considérablement leur rendement. D’autres producteurs sont quant à eux obligés de réduire le nombre de hilaires diminuant ainsi leur productivité. Pour contourner ce problème, l’ingénieur a proposé un remplacement des hilaires par une lame. Les producteurs peuvent ainsi désherber leur parcelle sans être obligés d’ensevelir ou de tuer les plantules. Un grand soulagement pour ces producteurs qui gagnent aussi bien en temps et en rendement.

Monsieur Toffène DIONE dans ses oeuvres galvanisant ses troupes dans la réalisation de leur Business Model

Pour bien saisir les opportunités du secteur agricole, le formateur a également présenté les différentes politiques agricoles en cours au Sénégal. C’est le cas du programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (PRACAS) et du Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture en Afrique (PDDAA) au niveau du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD). « Après tout, tout ce que l’Etat ne fait pas est une opportunité d’affaires pour les entrepreneurs », a affirmé M. Dione.

 

Nourrir deux milliards de populations est un réel marché pour les entrepreneurs africains. Mais, le formateur a souligné tout de même que les acteurs de l’agrobusiness devront travailler sur leur modèle d’approche pour rendre ce marché plus inclusif et accessible aux petits producteurs. Pour cela, Toffène suggère aux entreprises rurales de voir grand dans la conception de leurs produits.

 

Les participants à cet atelier sont désormais assez outillés avec le business model canvas qui leur permettra de mieux structurer leurs projets, bien connaître le marché et les besoins de leur clientèle, et surtout de se préparer à communiquer sur leurs projets. Une transition qui permet au jeune agronome formateur du jour de rappeler que « nous vivons dans un monde où tout devient connecté ». D’où l’intérêt pour les entrepreneurs « de se former pour suivre l’évolution de la technologie ».

 

Insuffler une nouvelle dynamique à l’agriculture africaine grâce aux TIC

 

C’est ce qu’a fait justement Aboubacar Sidy Sonko, le formateur de l’atelier sur les TIC dans la chaîne de valeur agricole, deuxième session de la journée. Il a notamment créé la plateforme Mlouma de commercialisation des produits agricoles.

Sonko fait partie des pionniers qui ont su marier la technologie et l’agriculture. Les participants ont découvert, à travers cet atelier, le concept de chaîne de valeur. Ils sont aussi outillés sur comment se positionner sur chaque maillon de la chaîne afin de proposer une solution basée sur les TIC à partir de l’identification d’une problématique. Quoi de mieux que la plateforme Mlouma pour donner l’exemple. Il a fallu trois années de prototypage à Sonko et son équipe pour se rendre compte que la plateforme web développée n’était pas le canal idéal pour les producteurs en quête d’informations sur le marché. Ainsi Mlouma dispose-t-il désormais d’une plateforme USSD permettant même aux producteurs n’ayant pas la connexion internet et un smartphone de bénéficier des services de la plateforme.

Monsieur SONKHO en plein échange avec son public

Au cours de ses tournées dans le Nord du Sénégal, le jeune entrepreneur  avait constaté que les producteurs étaient abusés par les intermédiaires qui leur fournissent des informations erronées sur les prix du marché. Suffisant pour que Sonko et son équipe pensent à l’utilisation de la technologie pour fournir des informations sûres et à temps réel aux producteurs afin « d’augmenter leur pouvoir de négociation ». Ce sont des solutions concrètes au profit des petits agriculteurs, lesquelles solutions sont aujourd’hui pensées par de jeunes entrepreneurs qui ne sont pas forcément des informaticiens, comme le rappelle le formateur. Tout de même, un des participants déplore le fait que les services TIC pour l’agriculture déjà disponibles au Sénégal sont encore peu connus de la masse. Les entrepreneurs doivent alors aller au-delà du digital et des médias sociaux en travaillant encore plus sur l’aspect communication.

Cette session sur les TIC dans la chaîne de valeur agricole s’est terminée en beauté avec cette pensée nous venant du Kenya, ce pays qui a su profiter pleinement du potentiel des TIC : « Tout seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin ».

Par le potentiel d’inclusion qu’offrent les TIC, l’agriculture africaine ira plus loin et se fera avec ce que les jeunes entrepreneurs africains en feront.

Storify 3: Accueil de la seconde cohorte de la semaine de l’entreprenariat agricole

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200 jeunes s’inspirent des principes de l’agroécologie pour entreprendre et innover dans l’agriculture

Quel peut être l’impact d’une bonne pratique apprise par un agriculteur qu’il ignorait jusque-là  ou celui d’un jeune qui découvre totalement l’entreprenariat agricole et qui a le déclic pour se lancer ?

Et comment créer le tout en l’espace d’une semaine ?

C’est le pari engagé par l’équipe de Yeesal Agri Hub en partenariat avec la GIZ  durant cette semaine de l’entreprenariat agricole. La première, parce que s’adressant essentiellement à l’agriculture. Mais également, l’innovation majeure réside dans la participation d’un groupe hétérogène composé de jeunes à la quête d’expériences et qui rencontrent des migrants de retour ayant un vécu intéressant à transmettre. Loin d’être un choc de deux générations, la semaine de l’entreprenariat agricole offre un cadre idéal pour les jeunes qui peuvent tirer la vieille génération d’agriculteurs vers les innovations. En retour, cette génération de migrants est un réservoir de conseils utiles à ces jeunes voulant se lancer dans l’entreprenariat agricole.

Initiation à l’agroécologie : après la théorie, place à la pratique

L’entreprenariat agricole est surtout dans l’action. L’action de préparer son sol, sa pépinière, l’action de trouver un marché pour ses produits agricoles. Qui parle d’entrepreneuriat agricole, parle forcément d’activités sur le terrain. Yeesal Agri Hub n’a pas dérogé à cette règle. Après une journée chargée en session théorique durant la première journée, la deuxième journée s’est faite loin des ordis et smartphones. Les participants ont pu appliquer toutes les techniques apprises en session théorique.

L’animateur de la session sur l’agroécologie, Souleymane Agne est ainsi revenu sur les différentes étapes à la mise en place des pépinières maraîchères et l’installation de plants fruitiers. Ces étapes comprennent la préparation du sol, l’épandage du fumier, le nivellement, l’arrosage, le semis etc. Pour cette pépinière, pas d’engrais chimique, il faut absolument respecter les principes de l’agroécologie, martèle le formateur.

« Ce sont des choses basiques, que les gens ignorent pourtant »

Les démonstrations ont permis à certains participants d’installer pour une première fois leur plants d’agrumes. Mais, même pour les entrepreneurs expérimentés, les pratiques présentées par le formateur sont totalement différentes de celles qu’ils ont l’habitude de faire.

L’intervention d’un migrant rentré au bercail et ayant lancé son projet agricole depuis plusieurs années vient confirmer l’importance des pratiques de l’agro-écologie prévues à l’occasion de SENAG2017. En effet, ce migrant avoue avoir toujours transplanté ses plants d’agrumes directement sans appliquer la bonne technique de trouaison, ni d’épandre le fumier avant la mise en place du plant.

« Je n’ai jamais fait la double cuvette pour mes citronniers. Je comprends maintenant pourquoi j’ai une faible production et mes citronniers ont souvent des maladies », témoigne un autre participant expérimenté.

Les explications du formateur ont été bien notées par les participants qui promettent tous d’appliquer ces nouvelles techniques apprises lors de la session pratique.

 

ONER

 

Observatoire National de l’Emploi Rural décent des jeunes (FAO)

 

 

Contexte

L’Observatoire National de l’Emploi Rural (ONER) est une plateforme dédiée à la thématique transversale de l’emploi rural décent au Sénégal, développée par la FAO à travers le Programme Approche Pays Intégré (API)et l’ANPEJ au Sénégal. L’Observatoire a été développé grâce à la collaboration de Yeesal Agri Hub en tant que partenaire technique pour le développement de la partie TIC et de la stratégie de communication.

L’ONER intervient dans un contexte marqué par une population sénégalaise majoritairement jeune, avec plus de 60% de jeunes de moins de 24 ans, mais quien voit très peu engagés dans le secteuragricole. Alors que l’agriculture constitue le principal pourvoyeur d’emplois au Sénégal avec plus de 70% de la population active, surtout en matière d’entreprenariat tant au niveau individuel, que dans les grandes compagnies agroalimentaires ou des opérant dans la production, la transformation et la commercialisation des produits agricoles.

 

Le projet

L’ONER s’intéresse à la question de l’Emploi rural décent de façon transversale sous quatre principaux angles :

  • Les tendances du marché et à la consommation, avec la mise à disposition des données notamment sur la fluctuation des prix et les chiffres d’affaires ;
  • La situation de l’emploi rural et la mesure de la qualité des emplois, avec la mise à disposition des informations et données sur le respect des normes, les revenus, les salaires, les nombre d’emplois et d’entreprises disponibles ;
  • Les données sur la gouvernance et les opportunités d’emplois ;
  • Le régime social et le déficit en emploi renseignent sur les chiffres sur les emplois légiférés.

 

L’ONER intervient également pour renforcer le niveau de connaissance des jeunes sur les droits du travail et sur l’orientation vers la production agricole à travers la diffusion des informations provenant du marché. L’Observatoire vise à  devenir une plateforme de données actualisées sur l’emploi rural décent au Sénégal, avec une ouverture permettant aux jeunes, chercheurs et structures s’activent dans le domaine, de l’utiliser et de le faire vivre.

Suis ONER les réseaux sociaux: Facebook et  Twitter .

Pour en savoir plus sur le Programme Approche Pays Intégré (API)de la FAO :  Télécharger API de la FAO

 

Partenaires

Lancement SENAG2017

C’est une première au Sénégal. La première édition de la Semaine de l’entreprenariat agricole a connu son lancement officiel lundi 13 novembre 2017 à Thiès. Initiée par Yeesal AgriHub en partenariat avec la GIZ, elle vise principalement à favoriser le partage d’expériences entre les jeunes étudiants, les migrants de retour au pays et les entrepreneurs agricoles. C’est la représentante de la GIZ-Sénégal qui a procédé à l’ouverture des travaux.

 

Madame Angela ZUR et Monsieur Amadou NIANG de la GIZ lors du lancement de #SENAG2017

En ce qui concerne la première journée d’activités, elle a été marquée par la tenue de deux sessions théoriques : l’une sur l’agro-écologie et l’autre sur la production avicole.

Comment se lancer dans l’agro-écologie

Animée par Souleymane AGNE, jeune agronome et formateur, la première session de cette première journée de la SENAG2017 a permis aux participants de découvrir différentes astuces pour le bon démarrage de leurs projets agro-écologiques. La question de développement de l’agro-écologie au Sénégal était notamment au cœur des échanges.

« On a formaté tellement les esprits que les agriculteurs pensent ne plus pouvoir se passer des engrais chimiques », déplore le communicateur AGNE avant d’énoncer trois règles à suivre rigoureusement pour réussir tout projet en agro-écologie. Il s’agit de « ne rien négliger », d’« être passionné » et puis de « bien connaître sa plante ».

Séance du formateur en « Initiation à l’Agroécologie » Mr Souleymane AGNE

Outre ces règles, tous ceux qui désirent entreprendre dans l’agro-écologie devront concentrer leurs efforts sur quatre autres éléments très importants : le sol, l’eau, l’environnement et surtout le marché.

A propos du « sol », un adage populaire dit ceci : « dis-moi quel sol tu as, je te dirai quelle culture choisir ». D’où son caractère indispensable pour la conduite d’un projet agro-écologique.

La qualité de la session a été unanimement saluée par les participants,  jeunes débutants comme personnes expérimentées dans le domaine d’agro-écologie. Certains agriculteurs se sont même rendu compte des mauvaises pratiques auxquelles ils s’adonnaient et qui ne sont pas bénéfiques pour les plantes.

Un entrepreneur agricole, en dépit de ses neuf (9) années d’expériences dans l’agro-écologie, reconnaîtra n’avoir jamais appliqué la double cuvette qui, pourtant, est recommandé pour la culture des citronniers.

Si cette première session a permis d’aborder les contours de la production végétale, la deuxième de la journée, quant à elle, traitera de la production animale et de la prophylaxie.

Des opportunités réelles dans le secteur avicole

A l’instar de la session précédente, la deuxième a été l’occasion de faire découvrir des astuces pour réussir un projet avicole,  et de faire partager les expériences des migrants de retour.

Séance du formateur en « Production Animale et Prophylaxie » Mr Christian FAYE

Par ailleurs, le communicateur n’a pas manqué d’insister sur l’autre pan de cette deuxième session, c’est-à-dire la prophylaxie qui constitue l’ensemble des mesures et précautions à prendre dans le domaine pour prévenir les maladies.

Mais quelles sont les opportunités qu’offre le secteur agricole ? Sur la question, le communicateur explique les chiffres à l’appui : « Pour un investissement de 1.916.000 de francs CFA, le chiffre d’affaires escompté est de 2.455.000 de francs CFA pour la première production. Le même chiffre d’affaires peut être obtenu dans la deuxième année sans investissement initial ».

Avec ces détails, les participants à la SENAG2017 n’hésiteront pas à se lancer dans le secteur avicole.

Il faut préciser que la Semaine de l’entreprenariat agricole se déroule du 13 au 17 novembre 2017. Elle promet d’être riche en échanges fructueux sur les thématiques comme l’agriculture, l’entreprenariat et les TIC. Plusieurs experts y seront présents pour animer les sessions de formation et les séances pratiques qui sont prévues dans le cadre

 

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